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Si vous voulez jouer à Robinson Crusoé…

Robinson Crusoe

Si vous voulez un jour jouer à Robinson Crusoé et trouver votre Vendredi….. alors il vous faut venir au Chili !  Oui, l’île Robinson Crusoé se trouve à 700km au large de Valparaiso, elle fait partie de l’archipel Juan Fernandez avec l’île de Sta Clara et celle de Alexander Selkirk du nom d’un marin écossais qui vécu là au début du 18ème siècle, seul, pendant 4 ans et 4 mois… c’est son aventure qui aurait servi de base au romancier anglais Daniel Defoe…

Robinson Crusoé est la seule île habitée toute l’année avec une population de presque mille habitants regroupée dans l’unique  village de San Juan Bautista situé au coeur de la baie de Cumberland. Les insulaires sont descendants de colons d’origine chilienne ou étrangère qui ont colonisé l’île au milieu du 19ème siècle.

Auparavant, l’île avait servi à maintes reprises de repaire aux galions espagnols, aux corsaires et pirates européens, puis fut utilisée comme bagne par 2 fois ; les bateaux anglais et nord-américians vinrent là chasser l’otarie, pêcher la langouste, etc… On introduisit chèvres, lapins, chiens,  rats, chats… Qui se reproduisent en grande quantité et posent un grave problème à la faune et flore endémique locale très fragile.

Il n’y avait aucun mammifère terrestre sur les îles, pas de peuple indigène non plus. Seulement des oiseaux (dont le fameux colibrí de Juan Fernandez en danger d’extinction, mais facilement observable de près)  et  des otaries, endémiques aussi, comme la langouste et la plupart des espèces végétales et animales sous-marines, uniques.

Les habitants sont fiers de leur île et de ses particularismes, ils ont une forte identité, se sentent différents  – endémiques eux aussi!! –  et ont une conscience écologique que l’on aimerait trouver sur le continent… leur communauté représente un peu comme un modèle en ce qui concerne leur mode de vie, la préservation de la flore et de la faune, la gestion des déchets…

Les pêcheurs sont très conscients de la fragilité de leur environnement et prélèvent de manière artisanale  la langouste réputée dans le monde entier ; ils ont eux-même fixé la saison de pêche, de octobre à mai, et les limites de taille de leur principale ressource naturelle qui est aussi la principale activité économique de l’île.

Le climat est doux, les températures moyennes sont de 15º toute l’année ; les pluies sont assez fréquentes  et les vents océaniques apportent l’humidité dans l’intérieur des terres, très montagneux. Le Cerro Yunque dominant à 915m est d’ailleurs souvent couvert de nuages qui assurent l’humidité nécessaire à sa forêt endémique.

Les 3 îles sont entièrement volcaniques, ce sont les parties émergées de volcans sous-marins, apparus il y a environ 3,5 millions d’années.

Pour protéger son originalité biologique, cet ensemble insulaire  a été déclaré parc national en 1935 et réserve de la biosphère en 1977 pour sa richesse naturelle, terrestre et marine. Seuls les insulaires peuvent pêcher dans les eaux environnantes.

Des scientifiques, particulièrement des botanistes, et ONGs du monde entier s’intéressent aux particularismes uniques de ces îles ; des centaines d’espèces endémiques dont on connait peu de choses encore, certaines déjà disparues, d’autres en danger, la plupart vulnérables.  Les plantes venues du continent , les animaux introduits et l’activité humaine ont rendu très fragile ce paradis, hotspot de la biodiversité mondiale.

Les résidents disposent de nombreux avantages de la part de l’état chilien du fait de leur isolement et se protègent d’éventuels candidats à l’immigration en imposant des règles disuasives. Les ressources en eau douce sont limitées et ne supporteraient pas un fort accroissement de la population.

Le tourisme est limité aussi, seules des petites avionnettes de 8 places se rendent sur place en 2h15 de vol depuis Santiago ; les vols ne sont pas quotidiens et le prix à payer est élevé pour les non-résidents. Le bateau approvisionnant l’île 2 fois par mois dispose de peu de places et les jours de départs sont aléatoires… dans tous les cas, il faut avoir du temps car les départs peuvent être reportés et les vols annulés pendant 1 ou 2 jours….

Slow tourism!!  Tranquilité, lenteur, silence, déconnection!

La meilleure saison est de novembre à mars pendant l’été austral et les activités sont la randonnée à pied ou à cheval et la plongée, l’observation d’oiseaux et la botanique en compagnie de très bons guides locaux.

Les Fernandésiens sont forts accueillants, prompts à la conversation et aiment parler de leur île et de leurs traditions!

Les hébergements chez l’habitant permettent d’apprécier la délicieuse gastronomie à base de poissons et crustacés…

Alors, amateurs de Nature, venez Robinsonner !!!

Surinmenso vous organise le séjour….

Voyagez autrement, prenez le temps!

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