La Laguna Colorada, un lac rouge sur l’altiplano bolivien

Colorada, la laguna de l'altiplano Bolivien

Imaginez un lac rose, oui, rose pastel ou peut être rose saumon, ou bien rouge, orange, voire violet??? Oui, c’est la laguna Colorada, située à 4280m au sud ouest de l’altiplano bolivien ; elle est unique et change de couleurs selon l’orientation des rayons du soleil. Sa couleur est dûe à la présence d’algues et autres microorganismes vivant là grâce à la forte concentration en sels, en minéraux, notamment en borax. Riche en nutriments, elle attire en grande quantité trois des cinq espèces mondiales de flamants qui viennent y nicher par milliers, dont le flamant des Andes, une espèce vulnérable qui vient y pondre son unique oeuf sur un nid de boue construit en forme de volcan au milieu du lac.

La laguna Colorada fait partie du parc national bolivien, réserve de faune andine E. Avaroa, proche de la frontière avec le Chili, (on y va au départ du village de San Pedro de Atacama) dans la province du Sud Lipez. Elle se trouve sur le parcours entre San Pedro, Hito Cajon la frontière, laguna Verde et le fameux salar d’Uyuni. Tout le parcours se déroule en haute altitude, entre 3600m (salar d’Uyuni)et 4800m, le point le plus haut du circuit où se trouve le champ géothermique et les solfatares de Sol de mañana.

Cette balade s’effectue en 3 ou 4 jours en véhicule 4×4 sur des pistes, quelquefois en mauvais état, mais le parcours et les paysages sont fabuleux et très variés! de grands espaces à perte de vue… les couleurs chaudes dominent, de l’ocre au bordeau passant par les oranges et jaune soufre, volcanisme oblige! le désert est parsemé de roches étranges et fort érodées par les vents et les pluies plutôt rares ; on remarque l’arbre de pierre et la vallée des roches près du village de Villa mar. On se trouve en plein domaine minéral sur une grande partie de ce parcours extraordinaire … ailleurs, la végétation est  très rare, herbacées, quelques arbustes et le seul arbre poussant à ces altitudes, le queñua, un polilepis au tronc tordu, « bonzaiisé » par les vents forts soufflant sur l’altiplano,

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